La Mandrette parraine la 6e édition du SD Day, l’événement SEO incontournable de la rentrée le 24 septembre prochain. Au programme : conférences et table ronde : technique, content spinning, popularité, etc. Des sujets de tous les jours pour les SEO !

L’occasion aussi pour l’écosystème toulousain de se retrouver dans un endroit que l’on connaît bien : le Sporting. Piscine, boulodrome, terrasse, etc… Tout ce qu’il nous faut pour profiter pleinement des interventions des 7 conférencières programmées pour cette nouvelle édition.

La Mandrette sponsorise l’événement depuis son lancement en 2016. Nous serons présents avec une petite surprise sur place…

Sandrine Bertrand, organisatrice de l’événement nous fait le plaisir de répondre à quelques questions.

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Bonjour Sandrine, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Alors, cela fait un peu plus de 20 ans que je fais du référencement naturel. J’ai commencé un peu par hasard : un jour on m’a posé le dossier du SEO sur le bureau en mode « Tiens, bidouille ce truc-là, on ne comprend rien ». Et j’ai gardé le dossier !

J’ai travaillé en agence, chez l’annonceur, puis j’ai été à mon compte.

Aujourd’hui, je suis de nouveau en agence, chez SEO Hackers en tant que consultante SEO.

Globalement, je fais des audits techniques, sémantiques, netlinking. Je fais des préconisations… et je me bats pour faire mettre en place mes précos.  J’ai une bonne maîtrise des outils Google : Google Analytics 3, Google Tag Manager, Google Data Studio. Je commence aussi à réussir à faire ce que je veux avec GA4.

En plus de cela, j’ai crée, aux côtés de David Depierris, le SD Day.

Qu’est-ce que le SD Day ?

Avec David, nous avons lancé le SD Day en 2016. Le constat, c’est qu’on voyait toujours un peu les mêmes personnes, toujours plus ou moins les mêmes conférences dans les événements SEO. Et finalement, on se retrouvait avec des week-ends qui coûtaient pas loin de 1000 euros : le déplacement, 2 nuits d’hôtels et un ticket d’entrée à 300 euros. Ça devenait de plus en plus inabordable et « élitiste » : quelqu’un qui se lançait dans le SEO avait peu de chance d’assister à ce genre d’événement.

Il y a encore quelques années, on arrivait à faire des events gratuits, on se faisait payer une salle en mode auberge espagnole : chacun amenait des gâteaux, jus de fruit, etc. On passait une bonne journée. Finalement, on payait seulement notre restaurant le soir, si on voulait. Ça se passait bien ! Il y avait de la valeur ajoutée parce qu’à l’époque c’était encore nouveau et on apprenait des choses. Maintenant, avec 20 ans de pratique, c’est plus dur pour moi d’apprendre des choses (rires).

Pour la petite histoire, la première édition du SD Day a eu lieu à la Mêlée Numérique à Toulouse. De-là, le Sporting nous a proposé d’accueillir les prochaines éditions. En échange, nous prenons la restauration de l’event au Sporting Eat. C’est un échange de bons procédés, et ça fait 5 ans qu’on fonctionne comme ça.

Le concept du SD Day, c’est de proposer un event SEO à un prix très raisonnable, dans un lieu un atypique : un lieu d’échange sympa pour mettre les gens à l’aise. On s’est rendu compte que dans les moments « off » on apprend beaucoup, voire plus, et on fait du business. On a décidé d’intégrer au planning de grandes pauses, entre une demi-heure et deux heures le midi. Le but est de laisser le temps aux participants de se parler, se rencontrer, résoudre des problèmes techniques ou de faire du business ensemble.

Combien de temps faut-il pour préparer un event de cette ampleur ?

L’organisation est étalée sur plusieurs mois, avec des périodes de calme et de rush. Déjà, on ne s’occupe pas du lieu, ni de la restauration, c’est une charge en moins. Je crois que le plus compliqué, c’est la gestion de l’hôtel !

Les réservations ne se font pas par le formulaire classique du site. En fait, on bloque la réservation de l’hôtel du Sporting pour être entre nous et ne pas déranger les clients qui seraient susceptibles de venir. Donc une fois la réservation faite, on répond aux demandes par téléphone. C’est toujours un sketch parce que des personnes vont réserver deux chambres par erreur, d’autres vont réserver à la dernière minute, etc. C’est toujours un peu un délire, mais on y arrive !

Au-delà de ça, on doit trouver les conférenciers, planifier la journée, trouver les sponsors, gérer la logistique, etc. Pour préparer les goodies et les badges, on se pose devant une série pas trop compliqué le soir, et ça se passe bien ! Il y a environ 150 participants lors de cet event, ça reste gérable.

Quel est le secret d’un event SEO qui dure dans le temps ?

La recette secrète ? Dans un premier temps, je pense qu’il y a le sujet du prix. Le SD Day est abordable et les gens peuvent l’intégrer plus facilement à leur budget. C’est plus facile de dire à son boss « Est-ce que tu veux bien me prendre le ticket pour le SD Dayqui coûte 60 € ? ». En plus, l’event a lieu un samedi, pas besoin de poser un jour. Pour les indépendants, ça ne leur mange pas non plus un jour de production.

Cela étant, il faut prendre sur son temps libre le week-end, avec la famille et les enfants. Mais bon, à un moment donné, il n’existe pas un jour où il n’y a ni travail ni famille, donc ça coincera forcément pour quelques personnes.

Après nous notre truc c’est de pas se prendre au sérieux, et je pense qu’on y arrive à le faire car les gens reviennent. L’event reste à taille humaine. On ne va pas faire la morale aux personnes qui ne suivent pas les conférences, ils font ce qu’ils veulent. Au niveau des conférences, nous n’imposons rien, seulement de rester correct et de pas faire une conférence sur leur outil par exemple. Le SD DAY n’est pas le lieu pour venir faire une démo d’un outil payant. L’ambiance est cool et les gens aussi !

La nouveauté cette année, il y aura un photographe officiel qui proposera des séances photos professionnelles.

Pour répondre aux dernières polémiques de la communauté SEO, on a décidé cette année d’inviter deux personnes identifiées comme « référents harcèlement ». Autre chose, les équipes hors sponsors qui viennent habillés aux couleurs de leurs boîtes. Ce n’est pas très réglo pour les sponsors qui ont pris un stand… alors on évite.

Pourquoi avoir fait le choix d’un programme 100% féminin cette année ?

Cette idée saugrenue m’a traversé la tête devant les railleries incessantes de parité homme/femme dans les conférences SEO. En général, la réponse systématique des organisateurs est « C’est compliqué de faire venir parler des femmes, elles ne veulent pas ». Ce que je ne peux pas contredire. Comme je suis une enquiquineuse, j’ai prouvé qu’on pouvait le faire. Pour ne pas jeter la pierre aux organisateurs, lorsqu’on a ouvert le formulaire, aucune femme ne s’est inscrite. Je suis allée les chercher. Donc à un moment donné je veux bien qu’on râle sur la parité, mais il faut aussi se lancer. Et au-delà de ça, le SEO est un secteur où les femmes représentent 30 à 40 % selon les années. C’est donc un peu compliqué d’avoir la parité.

Pour certains, il s’agit de discrimination positive, ce que je peux comprendre. Mais ce n’est pas le message que je veux faire passer. Ça fait du bien de mettre un coup de pied dans la fourmilière : on montre que c’est faisable, et que les femmes aussi sont présentes dans le métier.

Comment on se lance en tant que conférencier ?

Les principaux freins à la prise de parole sont « je n’ai rien d’intéressant à dire » ou « j’ai peur de parler devant un groupe ». Le plus difficile, c’est de se lancer la première fois : on ne connaît pas les gens en face, peur de ne pas avoir le niveau, ne pas savoir répondre aux questions, la crainte des moqueries dans la salle, etc.

Ma première conférence, c’est Laurent lui-même et Tai (Tai Phan Thanh, ancien membre du Seo Camp, NDLR) qui m’ont poussé à le faire. Sinon, je n’y serais jamais allé ! La première conférence est compliquée pour tout le monde, on est en apnée pendant un quart d’heure et puis ça se passe bien.

Encore aujourd’hui, je ne sais pas répondre à toutes les questions. J’ai encore des surprises et heureusement, y compris chez les clients. Dans ce cas, je vais creuser le sujet ou poser la question à l’équipe. Tous les jours il y a un nouveau CMS qui sort, une nouveauté Google. On ne peut pas tout savoir… Il faut simplement être honnête et dire « ça je ne sais pas, je n’ai pas testé ». Ne pas savoir n’est pas une erreur.

Quel est l’impact de la communauté SEO dans un event comme le tient ?

À Toulouse, je ne suis pas certaine de l’impact. On a essayé d’envoyer des infos à la CCI, mais sans retour. La communauté du SD Day, ce sont des gens qui se connaissent depuis 10 et 20 ans, les « dinosaures » qui sont contents de se retrouver. Le bouche à oreille fonctionne aussi. Mais au départ, c’est surtout le noyau dur des copains. En fait, on a organisé une journée pour les copains ! Les conférences, l’event c’est pour justifier les notes de frais (rires).

Avez-vous pour ambition de développer le SD Day ?

C’est en pourparlers de l’organiser à Bordeaux, par d’autres personnes. Pour cette édition, nous imposons seulement la « charte » et l’ADN du SD Day : un lieu sympa, et un prix abordable pour tous. Idem pour les sponsors : qu’une petite boite qui se lance puisse devenir sponsor, sans laisser son budget communication annuel. Donc oui pourquoi pas développer le SD DAY dans les années à venir.

Quel est ton meilleur souvenir depuis le lancement du SD Day ? Et le pire ? On veut tout savoir !

Les bons souvenirs il y en a énormément, on a passé de bons moments. Mon meilleur souvenir, je pense que c’était lors de la première édition. Je me suis emmêlée les pinceaux lors de la présentation des sponsors. Il y avait Romain Bellet, Rodrigue Fenard et Jean-François Loup… C’était trop proche d’une chanson bien connue. Je me suis pris les pieds dans le : on avait commencé depuis 3 minutes, j’ai dit n’importe quoi, ça a détendu tout le monde et surtout moi !

Le pire souvenir je n’en ai pas vraiment… Les mauvais moments sont plutôt liés à la gestion d’individus, des gens sans gêne, ce qui nous a amenés à faire appel à un videur à l’entrée. Le SD Day c’est un event cool, où tout le monde essaye d’être sympa avec tout le monde. On ne prend pas les gens de haut. Bref, du bon sens 😊

Si on devait résumer, quel message souhaiterais-tu faire passer ?

On ne se prend pas au sérieux, on n’a jamais eu la volonté de faire un truc mieux que les autres mais plutôt trouver des idées originales. Venez à la cool, prenez des cartes de visites et faites-vous plaisir !